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Rassemblement et hommage populaire aux 23 FTP – MOI de l’affiche rouge

De nombreuses conférences sont organisées à l’occasion de l’entrée au Panthéon de Missak et Mélinée Manouchian.

Parmi ces manifestations, un hommage populaire et unitaire est convoqué à Paris, auquel nous nous joignons. L’UJRE y sera présente.

Missak, héros de la résistance, chef militaire des Francs-Tireurs et Partisans de la main d’œuvre immigrée (FTP-MOI) de la région parisienne. Mélinée, sa femme, commissaire militaire des FTP-MOI, décédée en 1989.

Avec cette entrée au Panthéon ce sont aussi les 22 autres membres du groupe Manouchian dont les noms seront gravés en lettres d’or avec celui de Joseph Epstein qui accèdent à la plus haute reconnaissance de la France. Arrêtés en novembre 1943, torturés, condamnés à mort et exécutés le 21 février 1944 au Mont-Valérien pour 22 d’entre eux, le 10 mai pour Olga Bancic, seule femme du groupe, décapitée à Stuttgart.

Ils étaient d’origines et de confessions diverses : Arméniens, Espagnols, Italiens, Français, Polonais, Juifs d’Europe de l’est… ils avaient également vécu des histoires différentes. Ils étaient unis contre le nazisme et le fascisme. Ils avaient la farouche volonté de combattre ce mal afin de retrouver la paix et la liberté.

Ils avaient cette conscience de classe qui en faisait des humanistes, des internationalistes. Ils sont tombés en héros, en martyrs, en défendant des valeurs de fraternité, de solidarité, de paix, au plus proche de leur communauté d’origine. Ils sont un symbole de lutte contre les idées nauséabondes de l’extrême droite, qui cherche à diviser.

Ce 21 février, « le peuple français honorera la mémoire » des résistants du groupe Manouchian, comme en était persuadé Missak dans la dernière lettre écrite à sa femme Mélinée avant de mourir. Celle qui disait de lui « sa vie était un combat perpétuel – un combat pour sa propre dignité c’est-à-dire pour la dignité de tous les Hommes ».
RDV au 11 rue Plaisance, à 16h (75014 – Paris), dernier domicile de Missak Manouchian avant son arrestation en novembre 1943.

Écrivons la suite des jours heureux !